Pourquoi passer son C.A.P pâtissier ?

jeudi 18 juillet 2019


Il est l’heure de mettre mon profil LinkedIn à jour ! Pour ceux qui seraient partis en vacances ou qui n’auraient pas quitté leur grotte depuis plus de six mois, vous apprendrez en lisant ces premières lignes que je l’ai finalement obtenu ce fameux C.A.P pâtissier qui m’a fait tant bosser et flipper !

J'ai longtemps refusé de parler de ce projet ici ! J'ai même mis un peu de temps à le dire sur Instagram… Parce que je ne savais pas trop quoi raconter et j’étais clairement en mode « superstition » et je n’avais pas envie de mettre la charrue avant les bœufs.

Je vous l’ai raconté dans l’article du « Come Back » que je le regrettais un peu finalement d’avoir loupé le coche. Ça aurait pu être cool de partager tout ça, concrètement sur le blog. Je clame haut et fort qu’il représente ce que je vis au quotidien, et ne pas en avoir parlé, c’est un peu nul, en fait !

Je l'ai fait via Instagram parce que c’était finalement plus simple pour moi. Mais sur le blog, je ne savais pas comment aborder les choses. Pas envie de faire des recettes, pas envie de partager des astuces dont je n’étais pas vraiment certaine… Avouons que si je vous avais donné des « bons plans » d'apprentissage et que je n’avais pas réussi mon examen, ça serait devenu des articles sur « ce que vous ne devez PAS faire » pour avoir votre c.a.p. en candidat libre ! BOF !


Alors, maintenant que les choses se tassent (un peu seulement, parce que j'attends les notes en vérité !), j'avais envie de revenir sur cette aventure. Mais un seul article serait bien trop long. Du coup, j'ai décidé de le séparer en quatre parties. Ça devrait être suffisant pour raconter mes affaires !

Un premier article sur le « pourquoi du comment », celui que vous lisez actuellement.
Un deuxième, plutôt axé sur les aides que j'ai utilisées et mon organisation.
Un troisième récit, où je vous raconterai comment se sont passés mes examens.
Et enfin, un dernier sur « et la suite, alors ? ».

Ça vous va ? Allezzzzz, c'est partie !


Une des questions qui est le plus revenue dans nos échanges, notamment sur Instagram, c'est « Pourquoi cette envie de passer le C.A.P Pâtissier ? ». Ce n’est pas si simple et ce n’était pas tant réfléchi, au départ… Explications !

Y a prescription maintenant, je pense pouvoir le dire, j’étais assez peu épanouie dans mon job de communicante. Je n’étais juste pas à ma place ! Je ne suis pas chargée de communication, moi, à la base ! J'ai accepté ce poste parce que c’était assez varié, que j'avais une part d'audiovisuel et de création visuelle plus importante que le reste et que ça m'allait bien ! Mon temps partiel était aussi précieux pour me permettre de faire tous mes « à côté ». Bref, j’avais vu les aspects positifs et moins le reste… 


Mais, je suis tombée enceinte, je suis devenue Maman et j'ai vu la vie de façon biiiiien différente. Alors, avant que ma tête n'explose et que tout mon corps suive le mouvement, j'ai tout arrêté. Rupture conventionnelle. Quelques mois après mon retour de congé maternité, je partais de nouveau, pour toujours cette fois et pour mon bien ! Instinctivement, j'ai eu l’envie de reprendre une formation. Dans le web ! Faire des sites web, gérer les réseaux sociaux… Mais me former pour de vrai, et devenir une B.O.S.S du WebGame !

Alors j'ai fait des portes ouvertes d’écoles, j'ai discuté avec des copines qui avaient plongé la tête la première dans la reconversion professionnelle, j'ai tout retourné dans mon crâne et on est tous tombé d'accord : ce n’était pas vraiment nécessaire de faire tout ça alors que je sais déjà la plupart des choses que j’aurais vu en cours… Il me manquait quelques connaissances dans la mise en place d'un site web. Mais après en avoir parlé avec ma conseillère PE (la best ever !) et Le Mari, étant donné que j'avais des bases et ayant un développeur/designer pour moitié… Clairement, suivre une grosse formation, ce n’était pas très utile !

Du coup, j'ai fait quelques MOOC, pour dire que…


LE truc bon à savoir ! Pour les demandeurs d'emploi, vous pouvez faire la demande sur le site OpenClassRoom, à être premium pour 6 mois de façon totalement gratuite. Ce qui vous permettra de pouvoir valider des modules. Alors, utile ou pas, je ne sais pas trop, en tout cas, ça peut compléter un CV quand on est en galère ! Au moins, on ne pourra pas vous dire que vous n’avez rien fait…

Pour ma part, ça m’a vite ennuyé ! Mais vraiment hein… Le souci, dans tout ça, c'est que je revenais exactement au métier que j'avais quitté. Faire des sites web, faire des publications Insta pour des entreprises… C'est de la communication ! Et si vous relisez, un peu plus haut, vous vous souvenez que j’ai voulu fuir la com… Alors, j'ai repris ma réflexion sur la question !

Dans ma tête, j'avais bien entendu ce rêve/projet de monter ma petite boîte. Parce qu’après plusieurs expériences en entreprises, je sais que j’ai les moyens de le faire et que j’ai besoin de pouvoir me gérer dans mon activité.

J'ai déjà tenté l'expérience d’être indépendante, en fait !


Et ce n’était pas fleurissant… Un an et demi en tant que pseudo CM pour des mini entreprises de là où j'habitais avant. Et c’était clairement trop avant-gardiste ! Pour de vrai ! Disons qu'ils ne voyaient pas l’intérêt d'avoir une page Facebook et encore moins l’intérêt de faire de belles photos sur Instagram… C’était y a 5/6 ans, bref !

Alors, je me suis demandée ce qui n'avait pas fonctionné à l’époque : le fait que je sois indépendante ou que la thématique de travail ne soit pas la bonne ?

Et voilà la première étape vers la pâtisserie… Car oui, malgré le fait que je sois pas mal ancrée dans les réseaux sociaux et le web avec le blog et autres, je me suis rapidement aperçue que je n’avais pas du tout envie de bosser dans ce milieu. Je suis bien à ma petite place, où je communique sur mes activités à moi et pas celles des autres…

Et en vérité, je savais très bien au fond de moi que j'avais envie de pâtisser !


La pâtisserie, c’est mon dada depuis que je suis assez grande pour utiliser un four. Même avant, en fait. Chez moi, c’était le paradis de la tarte aux fruits, de la mousse au chocolat, des clafoutis, des îles flottantes… Ma Mamie cuisinait et pâtissait hyper bien, notamment les weekends et vu qu’elle était ma voisine, c’était facile de traverser la cour pour aller voir ce qui se passait et taper un bout de la tarte aux pommes, au passage !

Et puis, on m’a beaucoup demandé de faire des gâteaux pour les anniversaires, pour les fêtes… Sans dire qu’à l’époque je faisais de grandes pièces ultra compliquées, j’aimais que ce soit aussi beau que bon… Et puis, ça m’a un peu quitté ! Vous savez, anorexie et tout le toutim… 



Mais tout ça, ne donne pas pour autant envie de monter son bizz dans la pâtisserie, me direz-vous. J’ai eu deux véritables déclics qui m’ont poussé à me lancer finalement. Et pas si vieux que ça :

- La babyShower de Victor où j’ai fait des biscuits personnalisés. Tout le monde m’a fait des tas de compliments, sur la recette du biscuit, notamment. Et du coup, depuis ce moment, faire des biscuits, c’est mon dada ! J’adore ça…

- Le premier anniversaire de Victor et mon gâteau Mickey dont j’étais ultra fière et qui a eu un succès assez chouette parmi les goûteurs. Point final ultime qui m’a définitivement fait basculer et m’inscrire pour la session 2019 du C.A.P !

C’est donc en Août 2018 que je me suis décidée à me lancer dans l’aventure du C.A.P Pâtissier. En candidat libre, parce qu’une véritable formation me semblait trop compliquée à gérer. Victor, ma famille, mes autres activités… Pour une fois, j’avais aussi envie de tenter le coup de me débrouiller comme une grande, sans retourner à l’école !

Je ne partais pas non plus sans information !


Autour de moi, je connaissais de près ou de loin des personnes qui avaient tenté le coup. Et je me suis aussi convaincue de cette façon ! Pourquoi les autres, et pas moi ? Alors oui, beaucoup de ces gens avaient déjà des bases ultra solides en pâtisserie, faisaient déjà de belles pièces, hyper pro, juste par passion. Contrairement à moi, qui même en adorant pâtisser, n’était pas totalement familière des basiques que réalisent les professionnels de la pâtisserie…

J’avais déjà fait des pâtes à tartes, j’avais déjà fait des génoises, de la pâte à choux… Mais, en mode, dans ma cuisine, pour ma famille et non pour des personnes qui me jugeaient de façon professionnelle pendant un examen en fin d’année…

Du coup, je me suis lancée…


Un peu à l’arrache, dirons-nous ! Je suis partie à l’aventure sans m’inscrire dans aucune formation, donc. Je raconterai ça plus précisément dans le prochain article qui abordera la phase technico-pratique de comment je me suis débrouillée pour apprendre tout ça.

J’ai vraiment fait ça, en autodidacte, en piochant les informations à droite, à gauche. En paniquant parfois de ne pas réussir. En exultant de joie en trouvant la raison pour laquelle ça ne fonctionnait pas. J’avoue aussi que le fait qu’on m’ait proposé de participer à « On Vous Embarque ! » a été une aide complémentaire non négligeable. Pouvoir rencontrer plusieurs pâtissiers, dans leur environnement de travail, différent à chaque rencontre, avec des parcours hyper variés, ça m’a boosté. Même si la rencontre était assez brève, seulement quelques heures de travail à leur côté, ils m’ont donné des conseils précieux qui m’ont beaucoup aidé. Mais sincèrement ! 



Exemple : un point de glucose sur le carton doré avant de poser une tarte, pour qu’elle ne s’éclate pas au sol pendant les manipulations. Ça a fait son petit effet le jour de l’examen, où on m’a demandé pourquoi je faisais ça. Le sourire du membre du jury quand je lui ai donné l’explication m’a fait comprendre que c’était une astuce pratique et utile !

Alors, finalement, pourquoi ce diplôme supplémentaire ?


Par challenge personnel avant tout ! Je l’ai toujours dit ! Mon vrai projet qui mûrit quotidiennement dans mon esprit depuis des mois maintenant ne nécessite pas de diplôme. J’aurais pu me lancer avec ou sans !

Plus j’ai avancé dans mon apprentissage, plus j’ai compris que finalement, le diplôme était quand vachement intéressant, dès lors qu’on veut se lancer professionnellement. Pour la partie pratique, bien entendu, mais aussi pour la partie théorique, où on apprend beaucoup plus qu’on ne le pense ! Et puis, ça m’ouvre à tellement plus de possibilités… Y a encore du boulot pour affiner tout ça, mais vraiment, le fait d’avoir mon C.A.P me permet d’être plus tranquille face à mes envies pros.

Attention, concessions au programme !


Ça fait partie des choses qu’il faut garder dans un coin de l’esprit. Et pour avoir discuté avec plusieurs Mamans qui se sont lancées comme moi, avec quelques livres et une force d’y arriver grande comme le Monde, il faut prendre en considération que parfois, il faudra faire des concessions… Mettre de côté la famille, mettre de côté des soirées, mettre de côté les copains, mettre de côté des habitudes parce qu’on n’a pas toujours le choix !

La fatigue, le stress, le temps qui manque, les révisions tardives après le rituel du soir… Je m’en suis BEAUCOUP voulu ! Vraiment… Cette sensation de devoir mettre ce/ceux qui compte(nt) le plus pour moi, ça été rude tout le long. J’ai beaucoup pleuré, je me suis beaucoup excusée. J’ai parfois été terrible à cause de l’angoisse, notamment quelques semaines avant l’examen…

Quand on est Maman, d’enfants jeunes qui demandent beaucoup d’attention, qui plus est, on a envie d’être là pour eux à 100%. Et d’un coup, tu coupes net un fil parce que tu dois penser beaucoup plus à toi, qu’à eux… Idem avec nos moitiés, d’ailleurs ! Quand ce n’est pas comme ça que tu imaginais les choses, je peux assurer que ça blesse l’égo, profondément. Je me suis longtemps très durement jugée sur ce point ! Je savais qu’autour de moi, personne ne m’en voulait. Qu’ils étaient même là en soutien, pour tout… Mais mon caractère de nana qui aime être là pour les autres, ça lui en a mis un coup !

Le plus compliqué a été Victor, qui a fait parfois ressentir que je n’étais pas assez présente pour lui. De façon assez violente, parfois même. Et ça te met une gifle dans la tronche, parce que tu le sais que tu n’es pas autant présente que d’habitude et pourtant, tu te dois pour toute ta famille que tu as embarqué dans l’affaire, de ne rien lâcher et de réussir ! Bref, si vous êtes dans ce cas de figure, il ne faut pas négliger tout ça ! Enfin, selon moi, hein… 



Voilà, après ces quatre pages d’explications vous savez un peu plus pourquoi je me suis lancée dans l’aventure C.A.P Pâtissier en candidat libre. Il y a plein d’autres façons de faire, d’aborder cette expérience. S’inscrire à des sessions de formation, se gérer tout seul comme un grand, acheter des formations en ligne… Je crois que la meilleure façon de se lancer, c’est celle qui vous semblera la plus adaptée à votre quotidien ! A vos connaissances, aussi… A ce que vous pourrez donner comme temps, à ce que vous voudrez faire de tout ça après.

Je reviendrai sur tout ça, en détail, dans mon prochain article. Si vous tombez sur cet article par hasard et que vous voulez ou que vous hésitez à vous lancer dans cette belle aventure, n’hésitez pas à poser vos questions via le formulaire de contact, cela me permettra peut-être d’intégrer ce point dans une F.A.Q ou dans mes prochains volets sur le C.A.P. !

Pour ceux qui ont vécu la même chose que moi, n’hésitez pas à me laisser vos impressions en commentaire. Pourquoi, vous, vous l’avez fait ? Un projet ? Par challenge perso ? Je suis curieuse ! Et puis ça motivera peut-être celles et ceux qui doutent encore…

Merci à ceux qui auront tout lu, c’était long mais j’avais vraiment envie de replacer les choses dans leur contexte. Place à la suite…


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